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1890-1920 : Pour situer un peu le contexte de sa construction, il est important de rappeler que la révolution industrielle et le renouveau économique qui en découla a eu lieu lors de ces années là. Fribourg va se doter de trois instruments économiques majeurs ; une régie productrice d’électricité, un établissement de crédit et l’Université mondialement connue.
1897 : Construction du réseau des tramways. C’est grâce aux trois instruments économiques mis en place quelques années auparavant que l’initiative privé et des grands projets ont fleuri dans cette fabuleuse citée qu’est Fribourg.
1899 : Construction du funiculaire de Fribourg. 

1923 : Le 15 juillet de cette année, l’une des premières piscines de Suisse ouvertes au public fut implantée. C’est sur un terrain situé au bord de la Sarine que les Bains de la Motta sont construits.
A cette époque, l’établissement est géré sous la forme juridique d’une société anonyme de droit privé.
Les honneurs reviennent à la collaboration de trois pionniers à l’origine de la conception des Bains. Il s’agit des architectes Frédéric Broillet et Augustin Genoud ainsi que Béda Hefti, célèbre ingénieur qui a beaucoup œuvré pour la promotion du sport dans le canton de Fribourg.
Au niveau technique, la piscine était relativement simple. L’eau provenait de la Sarine en partie déviée depuis le barrage de la Maigrauge. La rivière venait alimenter les bassins puis reverser dans son lit. L’eau était alors perpétuellement renouvelée. L’inconvénient était que la température de la piscine était celle de la rivière.
1953 : Après de nombreux soucis financiers, la Société Anonyme n’arrivait plus à équilibrer ses comptes, la Motta passe alors sous perfusion financière de la Ville de Fribourg. Depuis cette date, la Ville prend en charge les déficits d’exploitation annuels et assume les investissements nécessaires à la bonne continuation de l’exploitation.

2003 : Durant toutes ces années, la piscine a subi quelques légères rénovations qui ont eu pour conséquence de préserver une qualité d’eau impeccable. Cependant, lors de cette fameuse année, des fuites d’eau importantes ont été constatées et cela a nécessité une rénovation totale des bassins et, bien sûr, des réseaux de conduites. Le poids financier de cette rénovation était bien trop lourd pour être supporté uniquement par la Ville. C’est pourquoi, le Conseil communal se tourna vers la Bourgeoisie de la ville de Fribourg afin qu’elle supporte le montant de la rénovation et une partie des futurs déficits d’exploitation. Il était bien clair qu’avec cette participation, la Bourgeoisie rentrait dans le capital-actions de la S.A. ainsi qu’à son conseil d’administration.